Un mot pour courir : les collégiens ont participé à la dictée d'ELA

La Dictée D’ELA, d’après un texte d’Amélie Nothomb (Prix Flore 2007)

Lundi 12 octobre - Collège de Stenay

« Mets tes baskets et bats la maladie », la campagne phare de l’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA)* parrainée par Zinedine Zidane, a débuté par la Dictée d’ELA le lundi 12 octobre dans les établissements scolaires. 
Comme dans plus de 2000 établissements scolaires, du primaire au secondaire, 73 élèves de Stenay (classes de 6ème) ont planché sur « Un mot pour courir », texte écrit par Amélie Nothomb et empreint du combat des personnes affectées par une forme de leucodystrophie. Ces maladies génétiques rares détruisent la myéline (gaine des nerfs) du système nerveux central et conduisent trop souvent au décès. 


En marge de la dictée, les élèves ont visionné un court-métrage réalisé par ELA rapportant témoignages de familles et de personnalités engagées à leurs côtés, et ont pu échanger avec leurs professeurs sur le combat mené par les malades et leurs familles, et sur les valeurs de respect et de solidarité. Après le temps de la réflexion avec la Dictée d’ELA, un temps d’action se déroulera au cours de l’année scolaire avec l’organisation d’un évènement sportif dans la Cité scolaire (tournoi de sports, course ou autre).



* A propos d’ELA : Fondée en 1992 par Guy ALBA, l’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA) regroupe des familles qui se mobilisent pour vaincre ces maladies génétiques rares qui détruisent la myéline (la gaine des nerfs) du système nerveux central. Chaque semaine en France, 3 à 6 enfants (20 à 40 en Europe) naissent atteints de ces pathologies. Depuis sa création, ELA a permis de soutenir l’accompagnement des familles à hauteur de 9,6 millions d’euros, mais aussi de financer 462 programmes scientifiques pour un montant total de 36,8 millions d’euros.



Le texte de la dictée

« Un mot pour courir »

« Les mots sont magiques : quand le bon mot vient au bon moment, tout devient possible.

Par exemple, prenons le mot « baskets ».
A priori, il n’apporte pas grand-chose.
Il n’est ni très beau, ni intéressant.

Mais imaginons un personnage qui aurait besoin de courir, pour défendre une cause importante, comme celle des enfants d’ELA : à ses yeux, les baskets, c’est un mot qui a des ailes.

Je pense que jusqu’à présent je n’avais jamais écrit le mot « baskets ».
C’est normal, les personnages de mes livres courent peu.

Aujourd’hui, j’ai écrit ce mot pour la première fois et déjà ma pensée commence à courir.

Oui, les mots sont magiques. »

Amélie NOTHOMB